Les aides à l’enregistrement

Une ou plusieurs aides à l’enregistrement peuvent venir compléter le budget de production ou d’autoproduction d’un disque (jusqu’à en moyenne 30% du budget total du projet)..

Les aides financières pour la réalisation d’enregistrement peuvent provenir de deux origines :

  •   de collectivités territoriales ou de l’État (en tant que subventions)
  •   d’organismes professionnels (il s’agit là souvent de sociétés civiles de perception et de répartition de droits d’auteur et droits voisins).

 

Pour toute demande d’aide, il sera important :

  • de correspondre aux critères d’éligibilité de l’aide sollicitée
  • de présenter le projet (ainsi que le porteur du projet), tout en définissant des objectifs
  • d’adapter sa demande en fonction de la structure sollicitée (Quelles sont les missions de cette structure ? En quoi mon projet concorde-t-il avec les missions, les volontés de cette structure ?)
  • de toujours se demander dans quelle mesure son projet sert l’intérêt général
  • de réaliser un budget prévisionnel, regroupant d’un côté l’ensemble des produits (recettes), de l’autre l’ensemble des charges (dépenses). Ce budget devra être équilibré.   → exemple de budget prévisionnel

Pour tout organisme ou pour toute collectivité, notons que l’un des critères importants d’acceptation d’un projet résidera dans la viabilité économique de celui-ci, c’est-à-dire dans la cohérence du budget prévisionnel présenté.

  

A quel(s) organisme(s) professionnel(s) puis-je solliciter de l’aide pour financer mon  enregistrement ?

 Ceux-ci sont nombreux, proposent souvent plusieurs programmes d’aides, aux critères d’éligibilité différents : 

  •   Adami Pour les artistes-producteurs/productrices associé·es de l’Adami : aides au projet musical global, à l’enregistrement et à la promotion.
  •   CNM : “Aide à la production phonographique – musiques actuelles”. Programme d’aide à destination de la structure commerciale ou associative qui produit le projet, hérité de l’ancien FCM [Fonds de création musicale].
  •   SACEM : “aide à l’autoproduction” le projet doit être porté par un auteur et/ou compositeur. Fiche programme complète ici.
  •   SCPP : aide à destination du producteur du phonogramme. Quatre titres minimum (ou 30 minutes), sortie physique obligatoire. Présentation détaillée de l’aide à la création de phonogramme ici. La SCPP propose aussi un programme d’aide au marketing d’un album (à condition qu’il ne s’agisse pas de la première sortie d’album ou d’EP du producteur).
  •   SPPF : aide à solliciter par le producteur phonographique, qui doit avoir sorti au préalable au moins un premier album et doit pouvoir attester d’un contrat de distribution physique national. Tous les critères à remplir sont à retrouver ici.

Cette liste est non exhaustive et les aides mentionnées sont susceptibles d’évoluer – n’hésitez pas à vous renseigner directement sur les sites des différents organismes.

 

Quelles subventions puis-je solliciter aux collectivités territoriales (en Haute-Vienne), pour mon enregistrement ?

.  Conseil Départemental de la Haute-Vienne : Aide pour les associations de musiques actuelles (les aides allouées par le Département contribuent à la réalisation de projets discographiques. Cf. ici)

.  Plus ponctuellement certaines communes peuvent aider. Les critères étant fluctuant, adressez-vous directement auprès d’elles.

.  La Région Nouvelle Aquitaine aide la production d’enregistrement en aidant les producteurs de disques (label). Les dispositifs n’apparaissent avec leurs critères que lorsque les appels à projet sont en cours, à retrouver sur leur site web.

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