Candidater en tant qu’artiste amateur au Festival Les Expressifs 2020 de Poitiers

Les Expressifs mêlent une programmation professionnelle et amateur. En 2020, le festival Les Expressifs à Poitiers change de visage, se renouvelle et prend en compte les nouvelles conditions sanitaires. Pour s’adapter à ce contexte particulier, Poitiers Jeunes concocte un nouveau format de festival, et mettra tout en œuvre pour que le festival reste un lieu de rencontres, de partage, et d’accès gratuit à la culture dans l’espace public.

Vous avez une pratique en amateur sur les départements 16, 17, 79, 86 ou 87 (spectacle, musique, atelier, performance) ?
Faites vos propositions en remplissant le formulaire en ligne.

Date limite de candidature : 10 juin 2020.

Covid-19 : la demande d’aide exceptionnelle aux artistes et intermittents proposée par Audiens

En complément des premières annonces faites par les pouvoirs publics, Audiens a mis en place un formulaire de demande d’aide ponctuelle exceptionnelle allégé, qui sera traité en priorité, pour les artistes et les techniciens intermittents du spectacle confrontés à des annulations de cachets ou de jours de travail.

Ce formulaire s’adresse aux artistes et techniciens du spectacle :
– qui rencontrent des difficultés sociales et/ ou financières importantes
– qui ont eu plus de 5 jours ou cachets annulés au cours d’un mois civil

Pour obtenir plus d’infos et pour télécharger le formulaire de demande d’aide exceptionnelle, c’est ici

Covid-19 : Coup de pouce de Bandcamp aux artistes le vendredi 20 mars !

Ce vendredi 20 mars, la plateforme Bandcamp renonce à sa part de redevances et versera l’intégralité des revenus de ventes d’albums en ligne et de produits dérivés aux créateurs concernés.

Afin d’aider les musiciens qui en cette période se voient dans l’obligation d’annuler leurs tournées, Bandcamp encourage les amoureux de la musique à se procurer les oeuvres de leurs artistes préférés sur leur plateforme https://bandcamp.com. Le magasin de musique en ligne continue en effet d’honorer son soutien aux musiques indépendantes en versant sa part de revenus directement aux artistes.

«Avec une source majeure de revenus qui s’assèche presque complètement, trouver des manières de continuer à soutenir les artistes dans les mois à venir est une priorité urgente pour quiconque a à cœur la musique et les artistes qui la créent», a laissé savoir le cofondateur de Bandcamp, Ethan Diamond.

Help! concert à la campagne

C’est parfois pas simple d’organiser en milieu rural, on a pas forcément l’argent, les moyens techniques ou les compétences administratives. Heureusement des aides sont possibles!

“Au Bout de la Scène est un dispositif qui consiste à apporter aux structures intéressées par de la programmation, une aide administrative, financière et technique sur l’organisation d’événements culturels.”

Pour en savoir plus: Julie Périnaud / FAL19

fal

Artiste intermittent·e : artiste professionnel·le

L’intermittence est un statut, pas un métier...

Quand un·e organisateur·rice demande à un·e artiste de jouer en imposant le lieu, la date et l’heure, la loi française suppose qu’à travers ce "lien de subordination" se cache en fait un contrat de travail. Si en plus il y a rémunération (sauf remboursement de frais réellement engagés) l’administration risque de requalifier cette somme en salaire et exiger ainsi les charges sociales afférentes. Heureusement, d’ailleurs, pour les artistes qui souhaitent en vivre. Ce cumul de CDD très courts signés par une multitude d’employeurs (les différents organisateurs) est typique des métiers du spectacle et cette spécificité a mené à la création d'un régime bien particulier : l’intermittence ou CDD d’usage.

 

Qui peut devenir intermittent ?
Artistes, Technicien·nes, Costumier·ères, Chargé·es de promotion, Attaché·es de presse, etc. qui sont embauché·es par des structures ayant une activité principale dans le spectacle
PDF - 251.7 ko
Intermittence : métiers et employeurs autorisés
Comment faire si l’organisateur ne sait pas ou ne peut pas faire de CDD d’usage ?
Si l’activité de la structure ne lui permet pas d’embaucher d’intermittents cf paragraphe précédent, il est parfois possible de passer par le GUSO
Combien ça coûte un cachet ?
Énormément de paramètres sont à prendre en compte pour ce calcul : convention collective, abattement pour frais professionnels choisi ou non par l’artiste, statut de l’employeur, etc.
Un simulateur de cachet est dispo sur le site du Guso
Combien serai-je indemnisé·e si j’obtiens mon statut ?
Si vous avez atteint le Graal des 507h déclarées en 12 mois, vous pourrez toucher une indemnisation en fonction notamment de votre taux horaire
simuler son indemnité mensuelle :
J’ai tout bien fait mais Pôle Emploi me refuse le statut
Il arrive qu’on ait raté une étape ou que l’on se trouve dans un cas particulier (heures d’enseignement artistique par exemple) et qu’un conseiller Pôle Emploi ne soit pas suffisamment habitué à ces questions. Heureusement vous n’êtes pas les premier·ères, d’autres en ont bavé avant vous...
PDF - 3.7 Mo
Guide de l’intermittent par la CIP IDF [Coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France] (2012)

Démarcher les organisateurs

Une chose est sûre, il va falloir le faire vous même !

En effet, les tourneurs ou agents ne s’intéresseront à vous que quand le projet artistique aura déjà un modèle économique permettant aux salariés qui travailleront pour votre groupe de vivre de cette activité. Reste donc soit à missionner un membre du groupe, soit à trouver un super pote très motivé.

Le Booking (acte de trouver des dates de concert) est le principal du boulot :

  • Ciblage : vous trouverez des sites web avec des contacts, nous pouvons sur rendez-vous vous en fournir d’autres. Vous pouvez aussi regarder quelle tournée a fait un artiste dans votre style à un niveau de développement équivalent ou un peu plus gros (mais pas trop). Fabriquez-vous un petit fichier de contacts que vous garderez précieusement (tableau, carnet, etc.)
  • Démarchage : l’e-mail, bien qu’étant une première étape, ne remplacera jamais le coup de fil. Donc parlons phoning, vous vous retrouvez dans la position des salariés qui essaient de vous vendre du surgelé…

extrait du Pack du Zikos 2012 du collectif Tomahawk.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

extrait du Pack du Zikos 2012 du collectif Tomahawk.

Amateur : Artiste bénévole

Le bénévolat quand on est musicien ou chanteur est très délicat...

Sous quelles conditions puis-je me produire sur scène sans contrat de travail et donc sans rémunération ?

Le bénévolat quand on est musicien ou chanteur est très délicat...

En effet l’article L. 762-1 du Code du travail nous dit que "tout contrat par lequel une personne physique ou morale s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail".
Cela peut vouloir dire que dès qu’un organisateur me demande à moi, artiste, de venir jouer tel jour à telle heure dans un endroit donné en me proposant 50 euros, il devient mon patron et doit s’acquitter des charges sociales.

C’est vrai pour toute organisation exerçant un commerce, dans lesquelles il est strictement illégal de jouer bénévolement ou contre un simple défraiement, ce qui s'assimilerait à du travail dissimulé.

Il existe des cas dans lesquels la pratique bénévole (en tant que pratique non professionnelle, ne relevant pas du Code du travail, non rémunérée mais éventuellement défrayée) sur scène est autorisée. Depuis le passage de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (dite loi LCAP), on a une précision sur les cadres dans lesquels des représentations d’artistes amateurs non rémunérés sont possibles. Ces cadres sont au nombre de deux, que voici :

  • Dans un cadre non lucratif, y compris dans le cadre de festivals de pratique en amateur, c'est toujours possible.
    On entend par cadre non lucratif, qu'il n'y a pas de billetterie, ou qu'elle ne sert qu'à rembourser les frais liés au spectacle. De plus, le spectacle ne doit pas avoir été vendu ou, dans la même idée, seulement à un prix modique permettant le remboursement des frais liés à la représentation. La recette attribuée à l’artiste amateur ou au groupement d’artistes amateurs sert à financer leurs activités, y compris de nature caritative, et, le cas échéant, les frais engagés pour les représentations concernées.
  • Pour les organisateurs de spectacle professionnels, en principe, toute personne se produisant sur scène tombe sous le coup du Code du travail, et doit donc être déclarée et recevoir une rémunération au moins égale au minimum prévu par la convention collective applicable à son employeur. Il existe néanmoins une dérogation qui permet de sortir de ce cadre du droit du travail. Il faut alors que la structure :
    • soit conventionnée (= financée) pour une mission auprès des amateurs.
    • ne dépasse pas un certain plafond de représentations incluant des amateurs : « Le nombre de ces représentations ne peut annuellement excéder pour les structures mentionnées à l’article 1er :
      • 1° - un total de 5, pour les spectacles auxquels participent un ou plusieurs amateurs à titre individuel ;
      • 2° - un total de 8 pour les spectacles auxquels participent des groupements d’artistes amateurs constitués ;
      • 3° - 10 % du nombre total des représentations lucratives composant la programmation des structures concernées.
    • Un même amateur ne peut participer, à titre individuel, sur une période de douze mois consécutifs, à plus de 10 représentations. » (article 2 du décret du 10 mai 2017, qui indique aussi une possibilité d’obtenir une dérogation à ces règles dans certains cas, auprès du ministère de la culture.)
    • fasse une télé-déclaration deux mois avant la première date du spectacle auprès de la DGCA (Direction Générale de la Création Artistique) annonçant la présence d’artistes amateurs sur scène lors de ces représentations, et la mentionne clairement sur les supports de communication liés à ces événements.
    • La part des recettes versée aux artistes amateurs ou au groupement d’artistes amateurs devra en outre servir à financer ses activités pédagogiques et culturelles et éventuellement à rembourser les frais engagés pour les représentations concernées.

Les possibilités de se produire bénévolement sur scène, tout particulièrement dans un cadre lucratif, sont donc assez verrouillées, mais pas inexistantes. La loi du 7 juillet 2016 a le mérite de clarifier les anciennes dispositions légales, trop imprécises sur ces questions de spectacle amateur et ouvrant la voie à des interprétations diverses.

Pour plus d'infos :

Article de l'IRMA sur la pratique amateur

La loi LCAP, le décret de 2017 et l'arrêté d'application de 2018 qui s'y réfèrent sur Légifrance

Mode d'emploi de la télé-déclaration

Cliquez sur le schéma pour une meilleure définition

 

Produire et vendre

Voici 3 modèles de vente en ligne:

1. le distributeur prend un pourcentage des recettes et vend les œuvres sur sa plateforme exemple
2. le distributeur prend un plus fort pourcentage des recettes et vend les œuvres sur les grandes plateformes internationales, souvent dédié aux artistes avec un bon potentiel de vente ou aux labels exemple
3. le distributeur prend un fixe à l’année et vend les œuvres sur les grandes plateformes internationales exemple

 

Documents utiles:

Calcul des droits SDRM sur le pressage d’un disque
(droit de reproduction mécanique)

PDF - 29.4 ko
source : SDRM

Fiche aide SACEM à l’autoproduction
(financement)

source : SACEM

Points de vente en région
Voici une liste non exhaustive de lieu de dépôt en région

PDF - 66.6 ko

Aides financières

Après s’être dit que ça serait super de trouver un label et avoir envoyé son projet de disque à plusieurs maisons de disques, on se dit bien souvent que si on veut qu’il sorte, il va falloir le faire soi-même.
Oui mais voilà ça coûte des sous…

  • pour savoir de combien on a besoin, il est nécessaire de monter un petit budget pour sa production. Il faut penser à tout : studio, pressage, promotion, timbres pour les envois, droits d’auteur, etc..(exemple de budget)
  • certains organismes aident les enregistrements professionnels ou les clips professionnels : Sacem, Adami, Spedidam, FCM, SPPF, SCPP, MFA, etc. Donc si vous fonctionnez de manière professionnelle (cela passe bien souvent par la rémunération des artistes) rendez-vous sur le site monprojetmusique.fr
  • si vous produisez un disque dont les artistes sont sociétaires SACEM et que souhaitez évaluer combien vous paierez de Droit de Reproduction Mécanique (droits d’auteur liés à la fabrication d’un disque), ce document doit vous aider : fichier : redevance pour produire un disque source : portail Sacem