Programmes européens 2021-2027 : Réunions d’information en Nouvelle-Aquitaine

Votre structure ou votre projet bénéficie d’une subvention européenne ou ce mode de financement vous intéresse ? La Région Nouvelle-Aquitaine propose des réunions d’information et d’échange au sujet de l’élaboration des programmes européens pour la période 2021-2027, afin d’intégrer les partenaires aux discussions et écouter leurs besoins et remarques.

Les prochaines dates dans la région : 

  • 2/10 à 14h30 – Guéret
  • 3/10 à 10h30 – Aubusson
  • 3/10 à 14h30 – Bellac

Plus d’infos sur le site d‘Europe en Nouvelle-Aquitaine

Réunions sur inscription

 

Festival Vins sur Vingt (49) [Tremplin]

Festival gratuit qui mêle musique et vins et se déroule sur la commune des Garennes-sur-Loire, près d’Angers, Vins sur Vingt donne pour la deuxième année consécutive la possibilité à des artistes de la France entière de se produire à l’espace Aimé Moron situé sur la commune de Juigné-sur-Loire. 

Pour tenter de participer à l’édition prochaine du festival, au printemps 2020, il est d’ores et déjà possible de postuler en envoyant un dossier de candidature à l’équipe programmatrice, à l’adresse programmation(a)festival-vinssurvingt.com.

Ce dossier contiendra :

  • Le nom du projet
  • Votre style musical
  • Votre zone géographique
  • Le nombre de musicien·e·s, ainsi que les instruments utilisés
  • Votre bio
  • Quelques mots sur ce qui vous motive à jouer pour le festival
  • Un lien vidéo / extrait musical d’un ou plusieurs morceaux ; dans l’idéal en live et studio

Pour pouvoir prétendre à une sélection il est indispensable d’être capable de tenir un set de 30/45 minutes, et de se tenir disponible le weekend du festival.

L’annonce des candidat·e·s sélectionné·e·s est prévue pour le mois d’avril 2020.

Pour plus d’infos, consulter le site et le FB du festival

 

 

Chantier des Francos 2020 [Tremplin]

Tremplin qui s’adresse à des artistes en développement de carrière, Le Chantier des Francos sélectionne chaque année une dizaine d’artistes en voie de professionnalisation, avec un entourage professionnel déjà structuré ou en cours de structuration, ayant déjà sorti un EP ou un album et possédant une certaine expérience de la scène.

Déroulé de la période de sélection :
1. Une première sélection sur écoute.
2. Un repérage sur scène pour apprécier.
3. Un échange avec l’artiste et l’entourage.
4. La confirmation et l’intégration de l’artiste à l’un des parcours.

À l’issue de ces 4 étapes, les artistes retenus suivent un parcours alliant temps de formation et temps de diffusion sur une période d’un à deux ans.

Pour la session 2020, l’annonce des lauréats est prévue pour janvier prochain.

Pour candidater : remplir le dossier d’inscription (prévoir de motiver la candidature au Tremplin) avant le 30/11/2019

Plus d’infos sur la page du tremplin

 

 

Focus Wales (UK) [Appel à candidatures]

Festival de showcases basé à Wrexham au Pays de Galles, cet événement accueillera pour sa prochaine édition environ 10 000 festivaliers du 7 au 9 mai 2020, venus profiter des 250 concerts donnés dans vingt lieux différents de la ville. Pour tenter de faire partie des artistes présents sur ce week-end, remplir le formulaire d’inscription avant le 1er décembre prochain.

Lors de l’édition 2019, trois artistes français se sont produits dans le cadre de ce festival, The Rodeo, MNNQNS et Lysistrata, soutenus par le Bureau Export Londres.

Plus d’infos sur le site du festival

Appel à candidatures relayé sur le site du Bureau Export

Les indispensables pour organiser un événement culturel [Formation] (Dun-le Palestel – 23)

La Fédération Hiero Limoges, l’association Oc & Oil et la Palette (tiers-lieu) convient les associations organisant des manifestations publiques à une journée d’ateliers le 16 novembre 2019.

Deux temps seront proposés, la première partie sera animée par la Fédération Hiero Limoges de 14h30 à 17h30 à la Palette.

Elle abordera le cadre légal de l’organisation d’événements, de la billetterie à la sûreté du public en passant par le volet financier, le plus concrètement possible à l’aide de fiches pratiques, de documents et de contacts incontournables. Un pack ressource sera également remis à chaque participant à la fin de la formation.

De plus, l’association Oc & Oil proposera aux participants une mise en pratique dans la foulée, avec l’organisation d’un concert le soir même à la salle Apollo de Dun-le-Palestel.

Cet événement nécessitant 12 participants pour être maintenus, merci de vous inscrire au plus vite si vous êtes intéressés !

Plus d’informations et inscription auprès de Nicolas Forgeron à la Palette,

nicolas.forgeron(a)lapalette23.fr / 05 87 66 00 00

Diffuser des œuvres musicales en ligne : mode d’emploi et questions de droits [Formation] (Sans Réserve – Périgueux)

Le Sans Réserve, iMusician et la Fédération Hiero Limoges proposent une session de formation le 29 octobre en soirée au Sans Réserve à Périgueux sur le thème : Diffuser des œuvres musicales en ligne : mode d’emploi et questions de droits.

Nous ferons une mise en ligne d’un disque sur un agrégateur de contenu afin qu’il soit disponible sur toutes les plates-formes légales, en évoquant également les démarches légales à effectuer.
Grâce à notre partenaire iMusician, vous pourrez mettre gratuitement un EP en distribution numérique sur plus de 200 plateformes (Deezer, Spotify, iTunes…).

/!\ Chaque participant ou groupe devra avoir un ordinateur avec lui

Infos et inscription auprès du Sans Réserve

Construire une stratégie financière et de développement (session d’info collective DLA 87)

Le DLA 87 (Dispositif Local d’Accompagnement) convie les employeurs associatifs, structures d’insertion par l’activité économique et autres entreprises d’utilité sociale à une session d’information de trois jours (les lundis 30 septembre, 14 octobre et 4 novembre) sur inscription à Limoges, qui portera sur la thématique : « Construire une stratégie financière et de développement ».

Les objectifs de ces 3 jours :

  • Réfléchir à son modèle économique
  • Trouver de nouveaux modes de financements ou consolider les financements existants pour assurer le développement de l’association
  • Acquérir les outils et méthodes pour gérer les finances de l’association
  • Passer à l’action en mode projet

Le programme :

  • Journée 1 :  réaliser l’auto-diagnostic de son projet, comprendre son modèle économique, chiffrer son projet
  • Journée 2 : initiation à la lecture et à l’interprétation des documents financiers, sécuriser sa gestion
  • Journée 3 : repérer et déterminer ses besoins de financement, mobiliser les solutions adaptées et bâtir son plan d’action

L’animation des journées sera assurée par un prestataire externe mandaté et pris en charge par le DLA 87: Madame Anne Verbrugge (cabinet La Fiduciaire Parodi). Il est conseillé de participer aux 3 journées dans une logique de parcours d’accompagnement et que l’équipe participante soit composée d’un·e salarié·e et d’un·e bénévole (idéalement membre du bureau).

Les ateliers se dérouleront de 9h00 à 17h00 à l’espace Entreprendre de Beaubreuil à Limoges.

Toutes les infos et le coupon d’inscription sur ce lien

Le Fair 2020 [Dispositif d’accompagnement] – 2ème session

Deuxième tour de sélection de l’année pour le Fair, dispositif d’accompagnement existant depuis 30 ans maintenant qui, pour fêter cet anniversaire, a changé de fonctionnement en scindant la formule en deux sessions de sélection. La fin de la seconde période de candidature pour l’année 2019 est donc fixée au 15 octobre.

Sept artistes seront une nouvelle fois sélectionnés et profiteront ensuite d’un an d’accompagnement, comprenant une aide financière, des formations professionnelles, de l’aide à la diffusion, un soutien à la communication et des conseils en matière juridique et en management. L’annonce des sept lauréats de cette session sera faite en février 2020.

Conditions de candidature :

  •  Résider en France
  • Être inscrit à la SACEM et avoir un répertoire composé d’au moins 80% de compos originales
  • Avoir effectué au moins 5 dates de concerts depuis le début du projet
  • Ne pas avoir exploité son premier morceau il y a plus de 4 ans (le premier titre du groupe/projet ne doit pas être sorti avant septembre 2015)
  • Avoir au moins un élément d’encadrement extérieur (manager, tourneur, label, éditeur, SMAC)

Toutes les infos et le formulaire de candidature à retrouver sur le site du Fair

 

Mentorat et plateforme ressource : des initiatives pour faire avancer l’égalité femmes-hommes

Le sujet a occupé la presse pendant quelques jours le mois dernier suite à la parution dans le magazine Télérama du manifeste F.E.M.M (Femmes Engagées des Métiers de la Musique) signé par 700 femmes du secteur de la musique rejointes dans les deux jours qui ont suivi par 500 autres travailleuses du milieu musical, un texte accompagné d’une enquête sur le sexisme dans le milieu de la musique. La liste des signataires de ce manifeste ne cesse de s’allonger depuis, les femmes travaillant dans ce secteur étant invitées à rajouter leur nom en remplissant ce formulaire. Ces femmes prennent la parole pour dénoncer un sexisme généralisé et appeler à un changement des pratiques et des mentalités, à une révolution égalitaire. Le texte, que vous avez probablement lu si vous vous intéressez au sujet, clame : “Toutes ensemble, nous sommes solidaires, […] Toutes ensemble, nous sommes organisées, Nous sommes magnifiques et nous ne nous laisserons plus faire !”.

Cette solidarité passe notamment par des programmes de mentorat non-mixte (femme-femme) qui apparaissent dernièrement. La Félin (Fédération nationale des labels indépendants) est dans la première année de son programme MEWEM lancé fin 2018, qui a pour but de faire accompagner une douzaine de jeunes entrepreneuses de l’industrie musicale par des professionnelles chevronnées. La FEDELIMA (Fédération des lieux de musiques actuelles), en association avec le SMA, le RIF et la Fraca-Ma, a quant à elle démarré la première édition de Wah ! , qui a été étudié en lien avec la Félin pour compléter MEWEM et qui s’adresse donc aux femmes exerçant ou souhaitant exercer des fonctions en lien avec la programmation, la direction de projet et les métiers techniques (régie son, lumière, générale, direction technique) et qui concerne également les musiciennes.

Ces initiatives de mentorat existent déjà dans d’autres secteurs professionnels et sont un bon moyen de dépasser le plafond de verre, et de donner de la confiance aux femmes débutant dans ce milieu marqué par une omniprésence masculine. Pour participer en tant que mentore ou mentorée il faudra maintenant attendre des cessions ultérieures, mais sachez que Wah ! , c’est aussi le nom d’une plateforme ressource qui verra le jour en été sur ces thèmes de l’égalité femmes-hommes dans les musiques. Cette plateforme est actuellement en construction et la FEDELIMA appelle toute personne volontaire à contribuer à enrichir le futur site en remplissant un formulaire à retrouver ici. Une caisse à outils à portée de main pour les personnes qui ne pourraient participer à un dispositif comme le mentorat.

Centre National de la Musique annoncé pour janvier 2020, mais de quoi s’agit-il ?

Photo Israel Palacio

Ça fait un moment qu’elle traîne, cette idée d’offrir à la musique, dernier art vivant en France à ne pas avoir de Centre National, une maison commune. Les premières ébauches d’un tel projet remonteraient aux années 60-70, sous l’impulsion du directeur de la musique au Ministère de la Culture, Marcel Landowski. C’est ensuite sous le mandat de Sarkozy que l’idée a réapparu, avant d’être enterrée par la Ministre Filipetti à l’ère Hollande. Françoise Nyssen, ancienne ministre de la culture de Macron, avait commandé un rapport à Roch-Olivier Maistre, conseiller à la Cour des comptes pour estimer les besoins de la filière et les possibilités en termes de financements. Après avoir été annoncé pour janvier 2019 par le nouveau ministre Franck Riester, puis repoussé, l’Assemblée Nationale a voté début mai la création de ce CNM pour janvier 2020.

“Maison commune” à qui ?

Ce centre national est censé regrouper et s’adresser à tous les acteurs de la musique ; de l’édition au spectacle vivant, en passant par la musique enregistrée.

Qu’est-ce qu’on retrouverait dans cette maison commune de la musique ?

Il s’agirait de regrouper des entités déjà existantes dans le paysage musical français, à commencer par le CNV (Centre National de la chanson, des Variétés et du jazz), qui recueille la taxe fiscale sur les billetteries et les reverse sous forme d’aides et de subventions, l’IRMA (Centre de d’information et de ressources pour les musiques actuelles), le FCM (Fonds pour la Création Musicale) et le Bureau Export (asso qui accompagne la filière musicale française dans le développement de ses artistes à l’international) ou encore le CALIF (Club action des labels et des disquaires indépendants français) et d’y ajouter les budgets et programmes du ministère de la Culture liés aux musiques pour améliorer la gestion des subventions et des crédits d’impôts.

À quoi ça sert ?

L’idée est de rassembler le secteur musical, qui compte d’une part un nombre très important d’acteurs, et qui se trouve en plus divisé en deux grands pôles qui n’échangent que peu, les musiques savantes et les musiques actuelles. Pour le dire simplement, les musiques savantes fonctionnent depuis longtemps sur un schéma de subventions tandis que les musiques actuelles sont sur un modèle d’économie de marché, une véritable industrie. Le CNM pourrait être un moyen de rééquilibrer les moyens mis à la disposition de chacun des acteurs.

Le monde de la musique doit faire face à plusieurs problèmes majeurs, l’effondrement du marché du disque qui a laissé place à l’essor du streaming, qui paye en clopinettes et soumet les artistes et labels à une dépendance vis-à-vis des acteurs numériques, et d’autre part, la surpuissance des Live Nation, Fimalac et autres Vivendi, grosses multinationales qui avalent le marché de la production de spectacles et concurrencent les plus petits acteurs du terrain, qui ne peuvent rivaliser. Le CNM, s’il est conçu comme un outil représentatif de la diversité de la filière et prend en compte les structures associatives, et les PME de l’industrie musicale, pourrait permettre de soutenir ces dernières face à ces difficultés croissantes.

Parmi les missions du CNM prévues par la loi votée par l’Assemblée en mai on trouve le soutien à la création et la diffusion, l’appui au rayonnement de la musique française à l’étranger, une mission d’observation de la filière et d’accompagnement des acteurs. Un amendement précise également que le CNM aura pour mission de favoriser l’égalité Femmes-Hommes dans l’accès aux métiers de la musique.

Comment ça se finance ?

Un budget de 100 millions d’euros a au départ été évoqué, avant que le rapport de Roch-Olivier Maistre évalue les besoins à 60 millions. C’est dorénavant de 20 millions d’euros seulement dont il est question dans le dernier rapport en date, commandé par Riester à deux députés, Pascal Bois (LRM, Oise), secrétaire de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, et Emilie Cariou (LRM, Meuse), vice-présidente de la commission des finances à l’Assemblée.

Cet argent serait issu pour moitié de taxes sur le spectacle vivant prélevées par le CNV. Une seconde piste de financement serait l’augmentation des crédits d’impôts musique déjà existants pour les producteurs phonographiques et le spectacle vivant. Enfin, une partie pourrait provenir de la taxation de la sphère numérique. La question de l’argent n’est donc pas encore réglée, bien qu’un grand nombre des acteurs du secteur s’accordent pour dire que c’est les moyens mis sur la table qui feront l’efficacité et la pertinence d’une telle super-structure.

Après un passé agité et plusieurs enterrements à son actif, le serpent de mer que constitue le Centre National de la Musique suscite donc des espoirs autant que de la méfiance.

 

Retrouvez le texte de loi adopté le 6 mai par les députés : http://www.assemblee-nationale.fr/15/ta/tap0261.pdf